Game Dev Tycoon – créez votre studio de développement !

Une fois n’est pas coutume, ce test concerne un jeu indépendant ! Sorti en 2012 sur PC puis sur smartphone fin 2018 (iOS) et début 2019 (Android), Game Dev Tycoon est disponible depuis le 8 octobre sur Switch ! Il s’agit d’une simulation de développement de jeux vidéo dans lequel nous incarnons un(e) fan de jeu-vidéo désirant créer son studio de développement et rencontrer le succès grâce à ses jeux. Le jeu commence dans les années 80 et sera ponctué par la sortie de consoles à l’aspect familier et d’autres événements pendant 35 ans.


Tout commence dans votre garage…

Bien entendu, nous ne sommes pas réellement amené à créer des jeux. Le développement d’un titre se divise en trois phases principales au cours desquelles le joueur devra choisir quel aspect de son jeu sera plus travaillé que les autres (moteur, gameplay et histoire/quêtes puis dialogues, design du niveau, intelligence artificielle et enfin design du monde, graphismes et son). Par exemple, si vous décidez de développer un jeu de simulation, il faudra accentuer le travail sur le gameplay alors que proposer des dialogues travaillés ne servira à rien.

Si au départ il faudra faire preuve de logique et compter un peu, il est vrai, sur le hasard, très vite, créer de nouveaux jeux sera aisé grâce aux rapports réalisés en fin de développement. Il s’agit de quelques informations utiles nous permettant d’axer nos futurs développements dans la bonne direction. Par exemple que tel type de jeu se vend bien sur telle console ou encore que tel aspect est important pour tel type de jeu. Bien entendu, il n’est pas question de se souvenir de ces précieuses données puisqu’elles apparaitront automatiquement au cours de nos futurs développements. La création de chaque jeu se conclura par les notes attribuées par quatre critiques professionnels. Chacun attribue une note sur dix à notre jeu qui constituera, entre autre, une synthèse de nos choix au cours du développement.

Mais avant de se lancer dans l’élaboration d’un nouveau jeu, il faut tout d’abord choisir son thème (Course, Super Héros, Cuisine, etc.), son genre (comme RPG ou simulation) et enfin sa plate-forme (Playsystem, PC, Gameling par exemple). Bien entendu, au fur et à mesure des années, nous débloquerons de nouvelles possibilités comme le choix du public cible ou encore de développer sur plusieurs plate-formes à la fois. Plus notre capital financier et nos fans seront importants et plus il sera possible de se lancer dans des projets ambitieux. Très vite, nous aurons la possibilité de recruter nos premiers employés, que nous pourrons former, puis spécialiser, et ainsi créer des jeux de plus grande qualité !


À vous de faire la répartition du temps qui semble le plus juste.

Jusque là, je n’ai évoqué que quelques possibilités qui nous sont offertes. En réalité, nous nous retrouvons très rapidement à devoir faire des choix tant Game Dev Tycoon nous propose une liberté d’action de plus en plus prononcée. Ce qui fait tout le charme du jeu, ce n’est pas tant son aspect « gestion » poussé, mais bien son fan-service alliant références historiques et humour à la perfection. En effet pour des raisons évidentes de droits, si les consoles pour lesquelles nous sommes amener à développer leur ludothèque font référence à celles que nous connaissons, chaque constructeur et plate-forme fut renommé non sans inspiration bien entendu. Au cours de notre partie, nous assisterons à l’arrêt des consoles Vena, quand il fut question d’un partenariat entre Ninvento et Vonny avant que ces derniers ne sortent la TES 64 et la Playsystem. Mirconoft n’est pas oublié puisque nous apprendrons qu’il souhaitait lancer une console devant être connectée à Internet en permanence avant de changer d’avis : la MBox One !


Bien que l’objectif principal est de se construire une renommée dans le milieu du jeu-video et ainsi atteindre les 35 ans de carrière, il est tout à fait possible de continuer à jouer au delà pour se perfectionner et débloquer toujours plus d’options. Il s’agit indéniablement d’un bon point, c’est également ce qui constitue l’un des points faibles du jeu : il n’est jamais indiqué exhaustivement ce qui rend notre jeu bon ou mauvais. Il arrivera régulièrement que votre jeu reçoive un 8 ou un 9 alors que vous auriez juré avoir développé le jeu parfait.

À vous de marquer l’Histoire avec vos jeux !

Autre imprécision : chaque personnage est représenté par quatre statistiques dont deux ont un rôle clé dans le développement de nos jeux : le design et la technologie. À terme, il devient possible d’allouer une tâche du développement à l’un de nos employés. Or, chaque aspect de développement nécessite d’être le plus qualifié possible dans ces statistiques. Par exemple, développer une bonne intelligence artificielle demandera d’être bon en technologie. Seulement, rien ne l’indique en jeu, ne nous laissant que notre libre arbitre pour prendre une décision. Fort heureusement, il est toujours possible d’effectuer une recherche sur Internet pour approfondir nos connaissances sur ce genre de détail.

Pour parler brièvement des musiques, ces dernières sont relativement discrètes et s’intègrent donc à merveille. Cependant, elles ne sont qu’au nombre de six et risquent de vous lasser plus qu’autre chose à terme puisqu’elles tournent en boucle. Il reste toujours la possibilité de les désactiver dans les options.


Si Game Dev Tycoon est arrivé sur mon menu Switch suite à un heureux hasard, je suis comblé de pouvoir y jouer et en parler sur le blog. La progression se fait par étape et si certains moments semblent creux, ce n’est que pour nous laisser le temps de nous préparer à toujours plus de possibilités. Une seconde partie pourra être tentante afin d’appréhender différemment notre histoire. Même si les sorties de console ne changent pas, il est toujours possible d’opter pour une durée de partie différente (30 ou 42 ans) voire tenter le mode pirate qui agira négativement sur les ventes de vos titres. Quoiqu’il en soit, les thèmes disponibles au départ ainsi que leur ordre d’apparition diffère à chaque partie, de quoi s’adapter en début de jeu. En effet, même si les conseils recueillis dans les rapports de votre première partie apparaîtront, il est toujours possible de les désactiver, ainsi que les tutoriels.


Tiens, cette nouvelle console me dis quelque chose !

Enfin, l’arrivée du jeu sur Switch se fit conjointement avec une nouvelle fonctionnalité : la possibilité de partager sa sauvegarde avec n’importe quel autre utilisateur du jeu. Et ce, quelque soit son support. Particulièrement utile si vous souhaitez transférer votre ancienne partie commencée via votre ordinateur sur votre Switch histoire de centraliser toutes vos épopées vidéoludiques sur une seule et même plate-forme. Cerise sur le gâteau : étant donné que cela fonctionne avec un système de code généré et qu’en conséquence, cela ne supprime pas votre partie, vous pouvez, par exemple, proposer votre partie à un ami pour qu’il vous sorte d’un mauvais pas, alors que vous êtes proche de la banqueroute.

Alors que notre histoire commence dans un simple garage, il se pourrait que notre carrière se poursuive dans quelques années dans un technopôle, à jongler entre la création de notre propre console et l’éloboration du prochain AAA à succès. Sur ce, je retourne dans mon studio de développement, j’ai de nouveaux jeux à créer et des fans à épater !

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